Transmission

La compagnie et son rapport au public et au territoire.

Familiariser la population à l’arrivée d’une équipe artistique sur un territoire, rendre accessible le théâtre, réinventer l’appellation « spectacle vivant ».

Les résidences en Lorraine (communauté de communes du Pays de Briey), en Corse, et en Champagne Ardenne (communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne), nous ont appris l’importance de bien connaître, avant toute chose, l’Histoire du lieu dans lequel nous intervenons et l’état d’esprit des habitants qui vivent autour de ce théâtre. Il faut pouvoir être perméable aux envies, aux désirs de chacun, les surprendre aussi mais sans être attentistes.
Chaque lieu demande une approche et un travail différent, néanmoins, nous avons constaté que c’est la régularité des interventions (petites formes, lectures, ateliers, discussions) qui fonctionne car elle instaure l’idée d’un Rendez-vous. C’est en cela que les résidences artistiques sont nécessaires au développement de l’action culturelle. Elles permettent aux compagnies de s’installer véritablement sur un territoire. Nous gardons en mémoire l’expérience vécue en Lorraine où nous demandions aux gens d’organiser eux-mêmes nos tournées dans les salles communales des villages alentours et il y avait toujours plus de monde à ces représentations que lorsque nous les organisions nous-mêmes.

Depuis sa fondation, la compagnie mène des interventions pédagogiques développées en parallèle de son activité principale de recherche, de création et de diffusion de spectacles. Cette activité naît de la conviction que le rôle actif de l’artiste ne se cantonne pas aux strictes limites du plateau, mais que le rapport au public, aux personnes se prolonge aussi par ce genre de rencontres, discussions, ateliers. Il importe que les membres d’une société puissent rencontrer et dialoguer avec leurs artistes, et l’un des meilleurs échanges possibles est celui qui se crée autour de leur pratique artistique même.
Les ateliers pédagogiques permettent de former des individualités à aimer le théâtre, mais aussi, à accepter de pouvoir ne pas l’aimer. Il n’est pas dit que chaque pièce, chaque texte doivent systématiquement nous plaire : il faut aussi apprendre à s’ennuyer, à critiquer.
C’est une forme d’éducation, d’ouverture que nous pouvons transmettre car nous sommes sur le terrain. Se confronter à un groupe d’élèves permet aussi de se resituer soi-même vis-à-vis de ce métier. La transmission est un excellent moyen d’approfondir ses connaissances, de comprendre les enjeux de l’acteur, de décortiquer le mécanisme théâtral. C’est aussi un lieu possible d’expérimentations et de découvertes, d’échanges et d’ouverture.
Il me semble de même important d’aborder une question fondamentale au théâtre, celle du spectateur. Participer à un atelier, c’est apprendre à regarder, à écouter, et se laisser aller à être regardé. Comprendre le mécanisme qui se met en place lorsqu’on s’adresse à un public, ce que notre corps et notre voix provoquent.

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Workshop Européen
En octobre 2011, à Dresde, a eu lieu «  ART AND SPECTACLE, A YOUTH EXCHANGE PROJECT », projet porté par l’association Kultur&Jugend Ev, en collaboration avec la Tramédie.
La compagnie a participé à la construction du projet artistique.
La Tramédie a ensuite permis à 3 jeunes étudiants en théâtre de Champagne-Ardenne (Reims et Troyes) de participer aux workshops. Un intervenant de la compagnie a dirigé le workshop autour de l’improvisation.
Ce projet d’échange européen a rassemblé 25 jeunes gens de France, Grèce, Pologne, Roumanie et d’Allemagne âgés entre 18 et 30 ans, du 17 au 26 octobre 2011, à Dresde où ils ont participé à différents ateliers.
Les journées étaient composées d’ateliers d’improvisation, d’expression corporelle et de danse, de mise en scène / dramaturgie. Les participants ont, à l’issue des workshops, présenté un rendu sous deux formes : le 24 octobre, une performance au Projekttheater, à Dresde. Le 25 octobre, une forme plus légère a été présentée dans un café associatif, Kukulida, à Dresde.
Intervenants : Christiane Gühr (mise en scène – Allemagne), Almuth Hampel (chorégraphe – Allemagne), Gauthier Lefevre (théâtre d’improvisation – France)
Langue : anglais
Projet soutenu par Youth in Action, programme du Conseil européen.

Ateliers pédagogiques
Centre Culturel Saint-Exupéry à Reims, depuis 2004.
Elena Lloria Abascal anime 5 ateliers qui regroupent50 participants âgés de 9 à 17 ans. Ces ateliers donnent lieu à des représentations publiques en fin d’année scolaire.

L’Université de Reims au Centre Culturel du Crous, 2009 à 2016
La compagnie a la direction artistique des Ateliers théâtre de l’Université de Reims. Elle a tenu à y développer un programme exigeant destiné aux étudiants : 3 spectacles à la Comédie de Reims, rencontre avec des équipes artistiques, participation au projet « YPAL » pendant Reims Scène d’Europe, tournée du spectacle du groupe création dans des festivals étudiants et amateurs (Comédie de Reims, Saint Dizier, Amiens).
En 2011, trois étudiants qui ont suivi l’enseignement de Marine Mane ont réussi le concours d’entrée de l’Ecole de la Comédie de Reims.

Licence Professionnelle Intervention Sociale à L’Université de Reims, entre 2010 et 2012.
Marine Mane poursuit un travail avec l’Université de Reims sur la prise de parole en public et la mise en jeu dans les métiers du social.

L’atelier du social dans le Parcours Développement social et Santé Publique, entre 2010 et 2012.
En 2010, la manifestation a reçu les félicitations du Ministère de l’Education Nationale. Pour les ateliers de cette année en Licence 3 SSS : il est envisagé « d’entrer » dans les familles du quartier Croix-Rouge afin d’en faire des portraits. Cette entrée se fera par l’intermédiaire de l’AFEV (les « étudiants volontaires »).

L’Hôpital de Jour Antonin Artaud, entre 2010 et 2012.
Elena Lloria Abascal mène un travail important auprès d’une population dite « en difficulté » (13 participants). Elle a présenté l’année dernière son travail autour de Ionesco à La Comédie de Reims.

L’Encrier, à Saint-Dizier, entre 2012 et 2013.
Marine Mane a été appelé par cette troupe amateur qui existe depuis près de quinze ans. Elle a travaillé avec eux sur des textes de Daniel Keene, qui ont donné lieu à plusieurs représentations au Théâtre Municipal de Saint Dizier. La troupe est aidée par La Ville de Saint Dizier et le département.

Un PAG au Lycée Bouchardon de Chaumont sur Scénographie et Mise en scène, 2012.
Bérengère Naulot et Marine Mane ont mené ce PAG en parallèle de la diffusion de Dans la solitude des champs de coton de Bernard Marie Koltès à la Scène Conventionnée de Chaumont.
Les représentations de nos spectacles sont l’occasion de mener des actions ponctuelles de sensibilisation auprès des établissements scolaires. Cela a notamment été le cas lors de la diffusion du 20 novembre au Legta de Rethel, du Petit Chaperon Uf à Tinqueux et de Dans la solitude des champs de coton à Mancieulles.