Marine Mane
Recherche / Theâtre / Création

 

Ce qui se passe en ce moment


Presse

Ici le nouveau site des Laboratoires de traverse  et l’article paru dans le Stradda-fev16 de février
Ici un Portrait de Marine Mane par Jean Batillet
Ici la captation de la Rencontre « Comment conserver les traces du processus de création ? », organisée par la SACD, le CnT et HorsLesMurs
Ici un montage d’extraits de « La tête des porcs contre l’enclos », suite aux premières représentations.
Ici quelques articles dans les magazine PEEL, POLY, et le journal L’UNION, concernant La tête des porcs contre l’enclos.

 

BOURSES

Marine Mane est lauréate de la bourse 2015 Processus Cirque/SACD pour le projet « A mon corps défendant ».
L’équipe de La tête des porcs contre l’enclos a la joie d’être lauréate de deux aides SACD 2014 à la création :
Christophe Ruetsch, musicien-compositeur, est lauréat du Fond SACD musique de scène.
Marine Mane a reçu l’aide à l’écriture Beaumarchais/SACD.

 

SAISONS 2015-2017

Avec le groupe En lisière, porté par sa compagnie, Marine Mane s’interroge sur la relation que les habitants entretiennent à leur territoire via le projet « Portait de territoire, un récit des restes ». Elle tient à rencontrer des artistes qui travaillent autrement et trouvent de nouvelles voies dans cette période de mur politique et économique. Récemment, elle est partie au Portugal et en est revenue avec le projet « Nourritures » autour des jardins et de la notion de l’échange qu’elle développera en compagnie d’une paysagiste au Japon et au Liban.

Pour son prochain projet (création 2017), « À mon corps défendant », Marine vient d’obtenir la Bourse SACD «Processus cirque», qui va lui permettre de collaborer avec l’Institut Français du Textile et de l’Habillement autour de la création d’une maille particulière, ayant fonction d’agrès et de scénographie et entame un partenariat de deux ans avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes.

Marine, depuis février se rend régulièrement au camp de réfugiés de Calais.

Du 10 au 19 septembre 2015

En résidence d’écriture, « A mon corps défendant » à La brèche, Pôle National des arts du cirque.

Du 13 au 16 octobre 2015

En résidence de travail, « Portait de territoire, un récit des restes », avec le groupe En lisière, au pOlau/Pôle des arts urbains à Saint Pierre des corps.

Du 26 octobre au 08 novembre 2015

En résidence d’écriture, « A mon corps défendant » au Château de Monthelon.

Du 1er décembre au 10 décembre 2015

En résidence d’écriture, « A mon corps défendant » au Pôle culturel des Genêts/ Théâtre de l’Esquif, à Niort.

Du 14 au 19 décembre 2015

Labo#7, sous la houlette de Milena Gilabert, autour de la transe, au Nouveau Relax/Scène conventionnée de Chaumont.

Du 04 au 08 janvier 2016

En résidence de travail, « Portait de territoire, un récit des restes », avec le groupe En lisière, au pOlau/Pôle des arts urbains à Saint Pierre des corps.

Du 11 au 23 janvier 2016

En résidence de travail, « A mon corps défendant » au Cellier/Salle de création, Reims.

Du 07 au 19 mars 2016

En résidence de travail, « A mon corps défendant » au Trident/Scène nationale de Cherbourg et La brèche/Pôle National des arts du cirque.

31 mars 2016, 14h

Marine Mane interviendra dans la Rencontre professionnelle CNT – HorsLesMurs - SACD: « Conserver les traces du processus de création : Théâtre, Cirque et Arts de la Rue »

Du 04 au 10 avril 2016

En résidence de travail, « Portait de territoire, un récit des restes », avec le groupe En lisière, au pOlau/Pôle des arts urbains à Saint Pierre des corps.

Du 10 au 12 mai 2016, 20h30

Représentations de « La tête des porcs contre l’enclos », au CDN de Reims et programmé par le Manège/ Scène nationale de Reims.

Du 17 au 28 mai 2016

En résidence d’écriture, « A mon corps défendant », à La Chartreuse/Centre National des écritures du spectacle.

Les 7 et 8 juin 2016, 19h

Dans le cadre du Festival Les Impromptus en coproduction avec la SACD, immersion dans le projet « A mon corps défendant », à l’Académie Fratellini.

Du 09 au 26 juillet 2016, 20h30

Représentations de « La tête des porcs contre l’enclos », à La Caserne des Pompiers, Avignon. Le spectacle est parrainé par le Manège-Scène Nationale, et présenté dans le cadre de l’accompagnement et du soutien de la Région Grand Est.

 

Collaborations en cours

Collaboratrice à la mise en scène sur les spectacles de Jean-Marie Lejude / Cie L’Oeil du tigre.
Regard dramaturgique sur « Nebula », (cirque) de Rafaël de Paula/ Cie du Chaos.
Regard extérieur sur « Ensemble », (cirque) de Julien Scholl et Jérôme Pont, tous deux issus du centre des arts du cirque de Toulouse et acrobates de formation.
Regard extérieur sur « A voodoo child » (danse et musique), de Mélisa Noël / Cie soon.
Clément Dazin (danseur, jongleur) et Marine Mane ont travaillé avec le Centre de Traitement de l’Hémophilie de Caen et Antoine Derlon de La maison des jonglages à Paris, sur les arts du mouvements et la prise de risque avec des adolescents hémophiles. Un Web doc sera réalisé à la suite de cette rencontre.

 

 

 

nuage02
 

 

La compagnie

Démarche par Cathy Blisson, journaliste.

A la tête de la compagnie In Vitro, Marine Mane dissèque les relations humaines par tous les moyens.

Devenue metteur en scène au tournant des années 2000, elle s’appuie sur un répertoire contemporain pour éprouver ce qui se joue entre les êtres et explorer les mécaniques qui nous construisent.

Passionnée par les dessous de la langue, elle engage les corps dans la bataille, imaginant des dispositifs sensoriels et immersifs à l’aide d’équipes à géométrie variable.

En 2011, elle présente ainsi Dans la solitude des champs de coton, de Bernard-Marie Koltès, dans une configuration quadrifrontale pour deux comédiens et deux musiciens.

Animée par le désir de replacer la recherche au cœur de l’acte de création, Marine Mane impulse en 2012 les Laboratoires de Traverse, sessions d’expérimentation collective qui permettent à des artistes de toutes disciplines de se remettre en jeu sans se soumettre à de quelconques impératifs de production.

A partir des enjeux (revisités au fil d’un blog*) mis en lumière sur les premiers laboratoires, elle lance sa compagnie dans un processus à long terme autour de la trace, de l’empreinte.

Creusant le sillon de ces précédentes mises en scènes, qui révélaient des corps blessés, malmenés, et/ou dépassés par le désir, elle cherche à ausculter les traces, intimes et politiques, que dessinent les parcours individuels et collectifs.

Avec La tête des porcs contre l’enclos, création In Vitro 2015, elle prend le chemin d’une écriture personnelle. Confiant sa voix à un circassien, un plasticien et un musicien, elle esquisse, par « calques », une cartographie corporelle et émotionnelle, visuelle et sonore. Sur les traces d’une jeune femme, égarée en territoire familial violent.

* http://labosinvitro.blogspot.fr/

 

 

À mon corps défendant

 

Prochaine création de Marine Mane, prévue à l’automne 2017.

À mon corps défendant est une traversée avec ceux qui naviguent en territoire violent, se tiennent en équilibre dans l’extra-ordinaire, et les mises en jeu de leurs corps dans ce qu’on appelle communément « des zones à risque ». Familiers d’un univers hors norme, assimilé comme une norme au quotidien, ils déplacent les contraintes, les limites et les frontières. Frayant avec une forme de dépendance à l’extrême et à la proximité du danger, ils se réalisent, malgré tout, dans ces paradoxes.

Cette nouvelle création s’inscrit dans une quête au long cours qui cherche à éprouver, par le dialogue entre différentes disciplines artistiques, ce qui se joue entre les êtres, à ausculter les traces, intimes et politiques, que dessinent les parcours individuels et collectifs.

Pour cette création, la compagnie a obtenu la Bourse SACD « Processus Cirque », qui soutient les partenariats entre créateurs de cirque et chercheurs. Marine Mane travaillera sur la création d’une matière textile spécifique, ayant fonction de scénographie et d’agrès pour les interprètes, en collaboration avec l’Institut Français du Textile et de l’Habillement et la section scénographie de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes.

À mon corps défendant mettra en jeu 3 interprètes masculins de disciplines différentes (cirque, danse, objet) avec le concours d’un musicien et d’un vidéaste en direct. Plus d’informations à suivre…

Partenaires et soutiens : Plateforme 2 Pôles Cirque en Normandie / La Brèche à Cherbourg – Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Le Nouveau Relax / Scène conventionnée pluridisciplinaire de Chaumont, Le Manège de Reims / Scène nationale, La Comête/ Scène Nationale de Châlons-en-Champagne, Le CNAC / Centre National des Arts du Cirque de Châlons‐en‐Champagne, Le Département Scénographie de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, Césaré / Centre National de Création Musicale de Reims, La Chartreuse / Centre national des écritures du spectacle à Villeneuve les Avignon, Le Cellier / Salle de création de la Ville de Reims, Le Théâtre des 4 saisons/ Scène conventionnée Musique de Gradignan. La Cie In Vitro – Marine Mane est conventionnée avec la Ville de Reims.


L’équipe

Création et conception: Marine Mane
Travail sur les corps en mouvement: Lucien Reynes
Montage des correspondances et regard : Cathy Blisson
Avec Benjamin Bertrand, Andres Labarca, un troisième interprète en cours de distribution
Création musicale et interprétation : Christophe Ruetsch
Création visuelle : en cours
Scénographie : Amélie Kiritze Topor
Lumière : Thomas Costerg

Télécharger le dossier A mon corps défendant

La tête des porcs contre l’enclos

 

Création en Mars 2015 au festival SPRING, nouvelles formes de cirque en Basse-Normandie

En archéologue de l’intime, une petite fille devenue grande revisite les arcanes de sa mémoire. Un parcours jalonné d’impacts, où l’amour passe par le langage de la violence physique. Un univers trouble, ambivalent, où l’on avance à force de déséquilibres. Guidée par des symptômes qui refont obstinément surface, elle explore les curiosités de son arithmétique personnelle.
Retraverser des strates de souvenirs. Y croiser comme des échos de soi : un corps empêché, en lutte, dans une éternelle chorégraphie du recommencement. Des mains qui se battent avec la matière, esquissant des images là où les mots s’avèrent impuissants. Des silhouettes de plus en plus lointaines, des voix de plus en plus étouffées, des mélodies revenues du passé.
Aux côtés de Marine Mane, un acrobate danseur, un dessinateur et un musicien électro-accoustique tissent une seule et même toile, déroulant les fils entremêlés qui font la singularité d’une existence.

Et pour la première fois, un texte personnel :

Point d’impact 1:

Des anges sur le papier peint, roses et blancs. Les hanches étroites, fines, les mains petites.
Dans la salle de bain, assise, laisser l’eau couler, longtemps, souvent, toujours. Se laver, le corps nu dans l’eau de la baignoire, se laver, et pisser sur le blanc de l’émail. Se laver, longtemps. Effacer ces contours, ces doigts rouges qui restent sur la peau et sa main qui vient s’excuser, mais la bouche. Surtout fixer mes yeux sur la bouche. Garder un repère. Dévisager la bouche/Analyser la bouche/Ce qu’il y a en dedans…ce qu’il y a en dedans ? …. De la langue, et du feu.

Le sang jaillit des genoux quand ils se cognent au sol, monte aux joues par excès de chaleur, s’arrête soudain et reprend quand elle reçoit le talon dans la cuisse. A intervalles réguliers, le cri des pneus et du bitume. Projetée comme une portière qui claque, explosée contre la ferraille, le froid et le tranchant inscrivent des paillettes sur les arrêtes du corps.

Le temps d’ici est rythmé par des éclairs blancs, des déflagrations d’humeur sur la chair. Après ça finit dans la tête, ça reste dans la tête comme un tampon encreur, ça devient le chronomètre des journées. Ca ne finit jamais de recommencer. Elle passe les heures à attendre que ça recommence.

Non et non et non et non. Un objet tombe, et ça pleut. Un objet tombe, et il crie. Un objet tombe, et ça s’abat. Un objet tombe, et je tombe.

Je tombe et un objet tombe.


L’équipe

Création et conception : Marine Mane
Dramaturgie : Cathy Blisson
Avec : Lucien Reynes, Marine Mane, Vincent Fortemps, Christophe Ruetsch
Création chorégraphique: Lucien Reynes
Création musicale et interprétation : Christophe Ruetsch
Création plastique et visuelle : Vincent Fortemps
Scénographie- réalisation: Bérengère Naulot
Lumière : Thomas Costerg

Télécharger le dossier de La tête des porcs contre l’enclos

Vidéo

 

Création en Mars 2015 au festival SPRING, nouvelles formes de cirque en Basse-Normandie. Dates à suivre au Nouveau relax / Scène conventionnée de Chaumont, Les 7 collines / Scène conventionnée pluridisciplinaire de Tulle, Reims.

Projet sélectionné à Premières Lignes 2014 – L’échangeur artistique (L’atelier à spectacles, scène Conventionnée de Dreux)
Résidence d’aide à La création, coproductions La brèche / Pôle national des arts du cirque / Cherbourg-Octeville, Césaré / Centre National de création Musicale / Reims, Les 7 collines / Scène conventionnée pluridisciplinaire de Tulle, Le Nouveau Relax / Scène conventionnée de Chaumont. (recherches en cours..)
Soutiens : DRAC champagne ardenne, Conseil Général de La Marne. La compagnie est conventionnée par la région Champagne Ardenne/ORCCA et la ville de Reims. (recherche en cours…)
Avec le Soutien du Fond SACD musique de scène et de l’Association Beaumarchais-SACD, et avec le soutien de l’ENSATT.
SACD_INSTITUTIONNEL copie_privee_noirelogo-ensattBeaumarchais

Dans la solitude des champs de coton

Création en octobre 2011 au TIL de Mancieulles

Dans la solitude des champs de coton est une pièce sur la mécanique du désir, sur l’impossibilité de le nommer précisément.

Deux hommes, le Dealer et le Client se font face, à une heure obscure, dans un lieu indéfini. C’est un combat âpre et pourtant drôle, teinté de la mauvaise foi de ce que l’on suppose à l’Autre. On assiste au dialogue de deux solitudes qui se trouvent enfermées par la question latente dans toute relation humaine : « Que me veux-tu ? ». Et d’obliger l’autre, par tous les moyens du discours, à se dévoiler, à répondre au manque fondamental, à accoucher de sa vérité. Mais aucun ne veut lâcher, aucun ne veut admettre sa demande. De là l’idée d’un ring, d’un dispositif quadrifrontal où le public participe de cette maïeutique. L’adresse est directe. Spectateurs, ne sommes-nous pas tous des clients ? Que venons-nous chercher en nous enfermant dans une salle face à des acteurs et un texte ? A quel désir ces acteurs doivent-ils répondre ?

Pour que ce processus ait lieu, il nous faut rester entièrement poreux, vivants, dans un dialogue fragile et réactif. Les trajectoires, les regards, les appuis, ce que le corps révèle et contredit de la parole seront autant de moyens d’y parvenir. Il n’est pas question de personnages mais de fonctions, qui n’existent que dans le rapport à l’Autre, en miroir.

La musique est nécessaire à la mise en abyme de cet échec de la rencontre. Comme dans certains arts martiaux, les musiciens assistent, accentuent, provoquent la parole, aident les acteurs à se mouvoir, les malmènent et les accompagnent « au sens strict du terme »
Marine Mane

« Parce qu’une rencontre n’est pas la résultante de sentiments déjà identifiés, de stratégies conscientes et maîtrisées, mais une épreuve de vérité où chacun est accouché de sa trajectoire profonde et de ses désirs inavoués. »
Anne Françoise Benhamou, « Théâtre Aujourd’hui » n°5 ; CNDP, 1996

L’équipe

Auteur: Bernard Marie Koltès
Mise en scène : Marine Mane
Avec Clément Bresson, Fabien Joubert, Uriel Barthélémi, Simon Drappier
Création musicale : Uriel Barthélémi – batterie & ordinateur, Simon Drappier – contrebasse
Scénographie : Bérengère Naulot
Lumière : Thomas Costerg
Conseil artistique : Miléna Gilabert
Télécharger le dossier
Télécharger la fiche technique
Télécharger la Revue de presse

Coproduction : Le Salmanazar – scène de création et de diffusion d’Epernay,Théâtre Ici et Là – Mancieulles.
Production subventionnée par la DRAC Champagne-Ardenne, le Conseil général de la Marne et la Ville de Reims.
In Vitro est conventionnée avec la Région Champagne-Ardenne/ORCCA et bénéficie de l’aide à la diffusion à l’étranger et sur le territoire Grand Est.
Avec le soutien de l’Adami et de Césaré, centre national de création musicale. Remerciements au Conservatoire à rayonnement régionale de la Ville de Reims.

Préambule : pour une extension des Laboratoires de Traverse

Grâce au concours de la région Champagne-Ardenne, de la ville de Reims et de la DRAC Champagne-Ardenne, Marine Mane, metteure en scène, a pu lancer  les Laboratoires de Traverse, soutenus au titre de créations pour sa compagnie. Ces ambitieuses sessions d’expérimentation l’ont amené à redéfinir la démarche de sa compagnie, dès lors rebaptisée In Vitro. En replaçant la recherche au cœur de l’acte de création, elle s’engage dans un processus à long terme autour de la trace, l’empreinte. Le champ d’expérimentation est vaste : il s’agit d’ausculter les traces, intimes et politiques, que creusent les parcours individuels et collectifs.
LABORATOIRES DE TRAVERSE* : Sessions d’expérimentations collectives sans obligation de résultat, rassemblant autour d’un même thème des artistes de tous horizons, convaincus que la mutualisation des pistes et enjeux de travail viendra enrichir leurs recherches personnelles.
LABORATOIRE : P. anal. Lieu où se prépare, s’élabore quelque chose.
− En partic. Lieu où on se livre à des recherches, des expériences artistiques. (Source: CNTRL).

* ATTENTION :

Le Labo n’est pas un stage : un intervenant guide les participants en proposant des pistes et autres protocoles d’expérience, mais chacun est libre de suggérer des voies / voix qui lui sont propres, et fortement incité à faire valoir son point de vue ou ses questionnements.

La richesse du labo nait de la multiplicité des points de vue. Chacun repart ensuite avec la liberté de s’approprier les matières explorées, pour les creuser dans le cadre de ses recherches personnelles.

* Pour ces raisons, le Labo n’est pas payant. Les participants ne sont pas payés non plus. Ils prennent en charge leur déplacement, leur logement, et leur repas du matin et du soir. Les repas collectifs du midi sont pris en charge par la compagnie In Vitro.

Le Labo n’est pas une audition déguisée. Il peut générer des affinités électives, des rencontres fructueuses, des envies de collaboration, voire des projets à plusieurs. Mais la compagnie In Vitro n’est en aucun cas à la recherche d’une distribution.

Le Labo n’est pas de la famille de l’action culturelle, ou de l’expérimentation collective soumise à présentation publique. L’idée est de défendre dans le domaine de la création artistique le principe de recherche fondamentale (à ne pas confondre avec la recherche appliquée). Le Labo est donc sans obligation de résultat (si ce n’est de participer à l’enrichissement de tous et de chacun). Le seul rendu sera matérialisé par une trace écrite (voire sonore, ou vidéo) prise en charge par Cathy Blisson, en complicité avec tous les protagonistes du Labo.

visuel_labos_3

Les laboratoires de traverse, état d’esprit et mode d’emploi

Désireuse de replacer la recherche au coeur de l’acte de création, Marine Mane , metteure en scène et directrice artistique de la compagnie In Vitro (anciennement La Tramédie) réunit une à deux fois par an depuis 2012 une quinzaine d’artistes de toutes disciplines pour une semaine d’explorations collectives. Sur les indications d’un intervenant, qui permet d’orienter la recherche en proposant des expériences particulières, chaque participant est invité à s’approprier le thème proposé.
Détourner les consignes, les enrichir de son point de vue personnel, les remettre en jeu à l’aune des spécificités des média qu’il manipule, proposer des prolongements ou des contrepieds…
« Chercher. Tâtonner. Expérimenter. Prendre des voies de traverse, sans obligation de résultat. Mélanger les torchons et les serviettes, les théâtreux et les circassiens, les danseurs et les journaleux, etc. » *
Sans obligation de résultat pour les artistes participants, ainsi libres de se consacrer sans réserve à des expérimentations trop souvent contrecarrées par les impératifs de monstration, ces temps de recherche
laissent néanmoins une trace. Un rendu textuel (voire hypertextuel), assuré par la présence d’un tiers : Cathy Blisson, journaliste spécialisée dans la couverture des formes culturelles multidisciplinaires, assistant en tant que témoin à l’intégralité du processus. Après un nécessaire temps d’incubation à l’issue des sessions, cette dernière livre, au travers d’un blog dédié, son regard personnel sur les moments ainsi traversés. Une oeuvre écrite, in progress, permettant de prolonger la réflexion, tout en constituant une archive subjective de l’objet Laboratoire.
« La journaleuse, c’est moi (Cathy Blisson), « plumitive » spécialisée dans la chose artistique. Sur les labos de traverse, je serai témoin, scripte, regard extérieur et voix de l’intérieur, ramasseuse et lanceuse de balles. Mon rôle est un peu celui d’une sentinelle qui n’aurait pas perdu sa langue. Il s’agit de relever les enjeux, de poser des questions plus ou moins candides, de souligner des propos, de rebondir sur des idées, de faire naître une trace. Une mémoire subjective in progress, dans laquelle chaque participant (et plus si affinités) pourra venir puiser des associations de mots, des bribes d’idées, des pistes d’inspiration… »*
Les matières mises en jeu seront susceptibles d’inséminer les créations de chacun des artistes activement impliqués sur les labos. Des temps de rencontres ou d’action culturelle pourront être imaginés autour de chaque Laboratoire de Traverse, afin d’ouvrir l’objet des recherches au public des lieux qui les accueillent, et/ou fédérer ces derniers autour de la nécessité de processus de recherche déconnectés des logiques du marché.

* * Extraits du blog conçu pour rendre compte des premiers LABOS : http://labs.compagnieinvitro.fr/

2012 : Deux laboratoires et une table ronde

Labo #1, mai 2012 : « Manipuler par corps ».

Sur l’impulsion de Marine Mane, metteur en scène de la compagnie In Vitro. Sous la houlette d’Alexandre Fray, acrobate de la compagnie Un loup pour l’homme. Face au regard de Cathy Blisson, journaliste et auteur sans frontières artistiques. Avec la participation de Lucien Reynes (acrobate), Elena Lloria (comédienne), Isona Dodero (trapéziste), Maud Marquet (danseuse).

Labo#2, septembre 2012. « Du sens du mouvement à l’espace haptique ».

Sur l’impulsion de Marine Mane, metteur en scène de la compagnie In Vitro. Sous la houlette de Miléna Gilabert, chorégraphe. Face au regard de Cathy Blisson, journaliste et auteur sans frontières artistiques. Avec la participation de Julien Scholl (acrobate), François Chat (jongleur et danseur), Isona Dodero et Marie Seclet (trapézistes), Florian Sevin et Sebastien Denigues (comédiens), Catriona Morrison, Elena Lloria et Pauline Drach (comédiennes), Cynthia Lefebvre (plasticienne, céramiste).

TABLE RONDE, 22 septembre 2012 :

« Repenser le laboratoire comme démarche de création. Qu’est ce que réfléchir collectivement ? » A l’issue de ce second laboratoire, l’équipe a repris de la distance pour aller vers une réflexion partagée autour d’une table ronde. A partir des chantiers menés, nous nous sommes efforcés d’analyser les processus de création expérimentés, aux côtés d’artistes et acteurs culturels rompus à de telles démarches. Qu’est ce que le laboratoire comme démarche de création ? Comment expliquer que cette pratique, courante dans l’univers circassien, soit jusqu’à une période récente, restée confidentielle dans les cercles dramaturgiques ? Comment est-elle compatible avec les systèmes de production usuels ?
Avec  : Marine Mane, metteur en scène à l’origine du projet. Cathy Blisson, journaliste « témoin ». Alexandre Fray et Miléna Gilabert, animateurs des deux premiers « laboratoires de traverse ». Mélanie Perrier,  chorégraphe (Cie2minimum), Directrice du Laboratoire du Geste (UMR/CNRS Institut Acte, Paris 1). Yveline Rapeau, directrice de La Brèche, à Cherbourg. Philippe Le Goff, directeur de Césaré, Centre National de Création Musicale, à Reims. Pauline Quantin, Chef de projet Friche artistique, à Reims.   

2013:  Deux nouveaux labos

Toujours en partenariat avec La Fileuse (friche artistique de Reims), nous nous employons à tisser des liens plus concrets avec La Brèche de Cherbourg (Pôle National des arts du cirque) qui coproduit et reçoit le deuxième labo en l’inscrivant dans son programme européen PASS CIRCUS CHANNEL, et à construire des passerelles qui permettent de faire rayonner la cause « laboratoire » au-delà des frontières régionales, en fédérant les énergies de ses sympathisants.

Labo#3, juin 2013. « Du corps à la fiction ».

Intervenants : Milena Gilabert (danseuse-chorégraphe) et Marine Mane (metteur en scène).
Participants : en plus des « anciennes » et des nouvelles recrues, nous sommes allées chercher dans des cercles moins habituels et « a priori » moins artistiques, ceux des universitaires et des scientifiques.

Labo#4, novembre 2013. « Trajets et trajectoires ».

Intervenants : Gaël Depauw.
Participants : en plus des « anciennes » et des nouvelles recrues, nous sommes allées chercher dans des cercles moins habituels et « a priori » moins artistiques, ceux des universitaires et chercheurs en géographie

Dans le cadre du programme européen PASS à la Brèche, Pôle National des arts du cirque de Basse Normandie, Cherbourg.

2014-2015:  Deux nouveaux labos

Labo#5, décembre 2014. « L’autoportrait mis en jeu ».

Lieu: La Fileuse, friche artistique de la ville de Reims.
Intervenant: Philippe Ulysse (metteur en scène), sous le regard de Cathy Blisson (journaliste et dramaturge).

En partenariat avec le CNAC et La Fileuse.

Labo#6, printemps 2015. « Ton sexe sur un plateau ».

« C’est le corps pas visible, c’est le corps pas nommé qui joue, c’est le corps d’l’intérieur, c’est le corps à organes. C’est le corps féminin. Tous les grands acteurs sont des femmes. Par la conscience aiguë qu’ils ont de leur corps de dedans. Parce qu’ils savent que leur sexe est dedans. (…) Pourquoi on est acteur, hein ? On est acteur parce qu’on ne s’habitue pas à vivre dans le corps imposé, dans le sexe imposé. » Valère Novarina, Lettre aux acteurs.
Artistes, chercheur.e.s, journalistes, nous sommes civilement défini.e.s par un sexe biologique. L’embarque-t-on avec nous dans nos processus de création ? En est-on prisonnier.e.s ? Peut-on s’en émanciper, pour atteindre une identité qui soit plus mouvante, transcendée dans la fusion des genres ou une certaine ambivalence ? Dans cet entre-deux, l’art se fait-il nécessairement le lieu du trouble ? Est-il susceptible alors, de déjouer nos archétypes ?
Lieu: La Ferme du buisson.
Intervenant : Anne Quentin (journaliste, performeuse),  sous le regard de Cathy Blisson (journaliste et dramaturge).
Participants : en plus des « anciennes » et des nouvelles recrues, nous irons chercher dans des cercles moins habituels et « a priori » moins artistiques, ceux des universitaires, des chercheurs, des scientifiques, des intellectuels.

2015-16 : Deux nouveaux labos et une table ronde

Toujours en partenariat avec le CNAC et la Région Champagne Ardenne, nous nous employons à tisser des liens plus concrets avec d’autres lieux et à construire des passerelles qui permettent de faire rayonner la cause « laboratoire » au-delà des frontières régionales, en fédérant les énergies de ses sympathisants.

Appel à candidatures :

Du 14 au 19 décembre, la compagnie In vitro propose à une quinzaine d’artistes, créateurs, chercheurs de toutes disciplines, de s’octroyer 5 jours de recherche pure autour de la transe. Merci aux aspirants laborantins* fraîchement intrigués de bien vouloir se manifester auprès de marinemane@gmail.com.

Télécharger le dossier des Laboratoires de traverse

visuel_labos_2

 

Cette année

En cours de mise à jour

Représentations passées,
La tête des porcs contre l’enclos

7 novembre 2014 : La tête des porcs contre l’enclos, Amorce Publique au Carreau du Temple, Paris.
25 novembre 2014 : Vernissage de l’exposition multimédias Tracé.e.s à la médiathèque Croix-Rouge de Reims.
6 décembre 2014 : Table ronde le 6 décembre sur «L’enjeu laboratoire : quelle place pour la recherche dans la création artistique ? »
10, 11 février 2015: Chantier de « La tête des porcs contre l’enclos » au 104, avec les lauréats de la bourse à l’écriture cirque/association Beaumarchais-SACD.
17, 18 et 19 mars 2015 : La tête des porcs contre l’enclos, Création au SPRING, festival des nouvelles formes de cirque en Basse-Normandie, Cherbourg-Octeville.
24 et 25 mars 2015 : La tête des porcs contre l’enclos, Le Nouveau Relax, Scène conventionnée de Chaumont.
31 mars 2015 : La tête des porcs contre l’enclos, Les Sept Collines, Scène conventionnée de Tulle.
10,11, 12 mai 2016: La tête des porcs contre l’enclos, Comédie de Reims, Centre Dramatique National, programmé par le Manège, Scène Nationale de Reims.

 

Saisons passées :

Champagne, Une drôle histoire, de Yves Chauvé, mise en scène Marine Mane. Création 2013
Commande de la MJCI/ Salle Sabine Sani à Aÿ. Coproduction : La MJC d’Ay. Avec le soutien financier du Conseil Général de la Marne.
Lieux : Ambonnay, Communauté de communes de Ay, Fismes,

Dans la solitude des champs de coton, de Bernard Marie Koltès, mise en scène Marine Mane. Création 2011
En résidence à Césaré/Centre National de Création Musicale, Le Salmanazar/Scène de création et de diffusion, Théâtre Ici & Là. Coproduction le TIL et Le Salmanazar, scène de création et de diffusion d’Epernay. Avec le soutien de l’ADAMI et de Césaré.
Subventionné par la DRAC Champagne Ardenne, Le Conseil Général de la Marne, la Ville de Reims. La compagnie est conventionnée avec la Région Champagne Ardenne/ORCCA.
Lieux : La Menuiserie, Mancieulles, Le Salmanazar Epernay, Le CROUS Reims, La Caserne des pompiers à Avignon, Théâtre de la Madeleine Troyes, Théâtre du Saulcy Espace Bernard-Marie Koltès Metz, Le Nouveau Relax Chaumont, Le Théâtre Auxerre, La salamandre/Scène conventionnée de Vitry le François, Les 7 collines/Scène Conventionnée pluridisciplinaire de Tulle, L’Arc en ciel, Théâtre de Rungis, L’Atelier du plateau à Paris.

Le Cabaret, de et mise en scène Marine Mane. Création 2008
Résidence au Ludoval à Reims. Subventionné par la Ville de Reims.
Lieux : Le Ludoval Reims (51), CROUS Reims, Café GEM, Reims, MJC Aÿ, Maison des jeunes Fumay, La Comédie de Reims (organisateur Ville de Reims), La filature / Bazancourt,  Cabaret Improbable à Tinqueux

Le Petit Chaperon Uf, de Jean-Claude Grumberg, mise en scène Marine Mane. Création 2007
Résidence au Le Ludoval à Reims. Subventionné par la Ville de Reims.
Lieux : Mourmelon le grand, Vernancourt, Mareuil sur Ay, Dizy, Vouziers, Haybes, Vrigne aux Bois, Théâtre de la Madeleine Troyes, Le ludoval Reims, Pouru (Com. de com. Sedan) , Centre social Carignan, Avenay Val d’Or, Centre culturel Mancieulles, MJC Aÿ, Le Nouveau Relax Chaumont, Aix en Othe, Médiathèque de Tinqueux, Parvis de la cathédrale Reims, Centre Culturel Action sud – Nismes (Belgique)

Le 20 novembre, de Lars Norén, mise en scène Marine Mane. Création 2010
En résidence au Ludoval et au Café gem à Reims. Subventionné par L’ORCCA/Conseil Régional de Champagne Ardenne et la Ville de Reims.
Lieux : Café GEM, Reims, CROUS Reims, Lycée agricole de Rethel, Le Manège, Givet

Une puce, épargnez-là, de Naomi Wallace, mise en scène Marine Mane. Création 2009
Accueil en résidence au Théâtre Nanterre Amandiers et la MC 93 de Bobigny. Subventionné par la DRAC Champagne-Ardenne, l’ORCCA/Conseil Régional de Champagne-Ardenne, le Conseil Général de la Marne et la Ville de Reims. Coproduction Communauté de Communes du Pays de Briey.
Lieux : Centre culturel Mancieulles, Théâtre de la Madeleine Troyes

Histoires de famille, de Biljana Srbjanovic, mise en scène de Marine Mane. Création 2006
Résidence au TIL à Mancieulles et Centre culturel du Crous, Reims. Subventionné par, DRAC Champagne Ardenne, La région Champagne Ardenne/ORCCA, le Conseil Général de la Marne et la Ville de Reims.
Lieux : Espace culturel Mancieulles, Actée Théâtre Longwy, MJC d’AY, Crous de Reims

La Cantate de la cave, de Bernard Weber, mise en scène Marine Mane. Création 2007
Commande du Conseil Général de la Marne et coproduction de la MJC d’Ay.
Lieux : Tours sur Marne, Mareuil sur Ay, Avirey Lingey, Nanteuil la Forêt, Tauxière Mutry, Château de Joncquière Avec La Comète, Château de Pierry Avec La Comète, Champagne Clicquot Reims, IUT Reims, Avenay Val d’Or, Champagne Zimmerlin, Mutigny, Lycée viticole, Avize, Polisot, Le Salmanazar, Epernay – organisé par l’Union des Œnologues de France, Celliers Bollinger, Aÿ

Wonderland, de Pascal Adam, commande à l’écriture, mise en scène Marine Mane. Création 2004
Résidence au TIL de Mancieulles. Subventionné par la DRAC Champagne-Ardenne, l’ORCCA/Conseil Régional de Champagne-Ardenne, le Conseil Général de la Marne et la Ville de Reims. Coproduction Communauté de Communes du Pays de Briey.


 

Transmission


transmission2

Workshop Européen

En octobre 2011, à Dresde, a eu lieu «  ART AND SPECTACLE, A YOUTH EXCHANGE PROJECT », projet porté par l’association Kultur&Jugend Ev, en collaboration avec la Tramédie.

La compagnie a participé à la construction du projet artistique.
La Tramédie a ensuite permis à 3 jeunes étudiants en théâtre de Champagne-Ardenne (Reims et Troyes) de participer aux workshops. Un intervenant de la compagnie a dirigé le workshop autour de l’improvisation.

Ce projet d’échange européen a rassemblé 25 jeunes gens de France, Grèce, Pologne, Roumanie et d’Allemagne âgés entre 18 et 30 ans, du 17 au 26 octobre 2011, à Dresde où ils ont participé à différents ateliers.

Les journées étaient composées d’ateliers d’improvisation, d’expression corporelle et de danse, de mise en scène / dramaturgie. Les participants ont, à l’issue des workshops, présenté un rendu sous deux formes : le 24 octobre, une performance au Projekttheater, à Dresde. Le 25 octobre, une forme plus légère a été présentée dans un café associatif, Kukulida, à Dresde.

Intervenants : Christiane Gühr (mise en scène – Allemagne), Almuth Hampel (chorégraphe – Allemagne), Gauthier Lefevre (théâtre d’improvisation – France)
Langue : anglais

Projet soutenu par Youth in Action, programme du Conseil européen.

Ateliers pédagogiques

L’Université de Reims au Centre Culturel du Crous, depuis 2009.
La compagnie a la direction artistique des Ateliers théâtre de l’Université de Reims. Elle a tenu à y développer un programme exigeant destiné aux étudiants : 3 spectacles à la Comédie de Reims, rencontre avec des équipes artistiques, participation au projet « YPAL » pendant Reims Scène d’Europe, tournée du spectacle du groupe création dans des festivals étudiants et amateurs (Comédie de Reims, Saint Dizier, Amiens).
En 2011, trois étudiants qui ont suivi l’enseignement de Marine Mane ont réussi le concours d’entrée de l’Ecole de la Comédie de Reims.

Centre Culturel Saint-Exupéry à Reims, depuis 2004.
Elena Lloria Abascal anime 5 ateliers qui regroupent50 participants âgés de 9 à 17 ans. Ces ateliers donnent lieu à des représentations publiques en fin d’année scolaire.

Licence Professionnelle Intervention Sociale à L’Université de Reims, entre 2010 et 2012.
Marine Mane poursuit un travail avec l’Université de Reims sur la prise de parole en public et la mise en jeu dans les métiers du social.

L’atelier du social dans le Parcours Développement social et Santé Publique, entre 2010 et 2012.
En 2010, la manifestation a reçu les félicitations du Ministère de l’Education Nationale. Pour les ateliers de cette année en Licence 3 SSS : il est envisagé « d’entrer » dans les familles du quartier Croix-Rouge afin d’en faire des portraits. Cette entrée se fera par l’intermédiaire de l’AFEV (les « étudiants volontaires »).

L’Hôpital de Jour Antonin Artaud, entre 2010 et 2012.
Elena Lloria Abascal mène un travail important auprès d’une population dite « en difficulté » (13 participants). Elle a présenté l’année dernière son travail autour de Ionesco à La Comédie de Reims.

L’Encrier, à Saint-Dizier, entre 2012 et 2013.
Marine Mane a été appelé par cette troupe amateur qui existe depuis près de quinze ans. Elle a travaillé avec eux sur des textes de Daniel Keene, qui ont donné lieu à plusieurs représentations au Théâtre Municipal de Saint Dizier. La troupe est aidée par La Ville de Saint Dizier et le département.

Un PAG au Lycée Bouchardon de Chaumont sur Scénographie et Mise en scène.
Bérengère Naulot et Marine Mane ont mené ce PAG en parallèle de la diffusion de Dans la solitude des champs de coton de Bernard Marie Koltès à la Scène Conventionnée de Chaumont.
Les représentations de nos spectacles sont l’occasion de mener des actions ponctuelles de sensibilisation auprès des établissements scolaires. Cela a notamment été le cas lors de la diffusion du 20 novembre au Legta de Rethel, du Petit Chaperon Uf à Tinqueux et de Dans la solitude des champs de coton à Mancieulles.

Marine Mane

marine2

Des Laboratoires de Traverse à la compagnie In Vitro
(2012 – aujourd’hui)


Disséquer les relations humaines et la mise en jeu de l’acteur dans le dispositif théâtral : Marine Mane a ainsi forgé son identité de metteur en scène à la tête de La Tramédie, compagnie issue de l’école de la Comédie de Reims.
Lancés en 2012, les Laboratoires de Traverse permettent à Marine Mane d’enclencher un processus de recherche indissociable de sa démarche de création, et de le partager avec d’autres artistes de tous horizons.
En redéfinissant son identité de metteur en scène à la tête de la Compagnie In Vitro (née en 2013), elle creuse un même sillon centré sur les relations humaines, tout en l’inscrivant dans un paysage artistique résolument transdisciplinaire.

De La Tramédie aux Laboratoires de Traverse
(1997 – 2012)


Marine Mane intègre, en 1997, les classes de La Comédie de Reims, dirigée par Christian Schiaretti. Il l’engage à sa sortie comme assistante à la mise en scène au sein de la troupe permanente. Au cours de ces années, elle joue sous la direction de Grégoire Ingold, metteur en scène associé à La Comédie de Reims, et participe activement au festival Les Langagières.
Elle fonde la compagnie La Tramédie et crée, avec Jean-Michel Guérin, le festival En Compagnie à Reims. Ce festival aura lieu deux années de suite, pendant lesquelles Frédéric Tovany, directeur du Théâtre Ici et Là à Mancieulles l’accueille en résidence de création où elle mène notamment un travail avec les anciens ouvriers du carreau de mine (Bourdieu, Wallace, Novarina) et un auteur, Pascal Adam.
Elle est à nouveau en résidence au TIL pour Une puce, épargnez-là de Naomi Wallace et Dans la solitude des champs de coton de Bernard Marie Koltès. Pour mieux faire entendre ce texte complexe (présenté lors du dernier off d’Avignon à la Caserne des pompiers), elle entoure ses comédiens de deux musiciens au rôle prépondérant, et fait appel à une chorégraphe en guise de conseillère artistique.

Les passionnants enjeux posés par cette mise en scène l’inciteront à imaginer les Laboratoires de Traverse, inaugurés en mai 2012 à La Fileuse, friche artistique de la ville de Reims. En replaçant la recherche au cœur de l’acte de création, elle s’engage dans un processus à long terme autour de la trace, l’empreinte.
Le champ d’expérimentation est vaste : il s’agit d’ausculter les traces, intimes et politiques, que creusent les parcours individuels et collectifs.
Sans obligation de résultat pour les artistes participants, ainsi libres de se consacrer sans réserve à des explorations trop souvent contrecarrées par les nécessités de la monstration, ces temps de recherche laissent néanmoins une trace. Un rendu textuel (voire hypertextuel), assuré par la présence d’un tiers : Cathy Blisson, journaliste spécialisée dans la couverture des formes culturelles multidisciplinaires, assistant en tant que témoin à l’intégralité du processus. Après un nécessaire temps d’incubation à l’issue des sessions, cette dernière livre, au travers d’un blog dédié, son regard personnel sur les moments ainsi traversés. Une œuvre écrite, in progress, permettant de prolonger la réflexion, tout en constituant une archive subjective de l’objet Laboratoire.

Les premiers laboratoires auront également des répercussions à plus long terme : les recherches menées en 2012 ont permis à Marine Mane d’avancer de façon significative sur la mise en œuvre de sa création 2015, La tête des porcs contre l’enclos, et de trouver, parmi les participants des Laboratoires de Traverse, son principal interprète. Les rencontres provoquées, et matières ainsi mises en jeu, seront par ailleurs susceptibles d’inséminer les créations de chacun des artistes activement impliqués sur les labos.

Parallèlement, Marine Mane est collaboratrice à la mise en scène sur les spectacles de Jean-Marie Lejude/ Cie L’oeil du tigre et regard extérieur pour plusieurs compagnies de cirque, danse et musique. Depuis 4 ans, elle est la directrice artistique des ateliers de théâtre à l’Université de Reims / Champagne Ardenne (URCA) et au Centre Culturel Saint-Exupéry, à Reims. Elle est intervenue avec Clément Dazin (danseur, jongleur) pour le Centre de Traitement de l’Hémophilie de Caen et Antoine Derlon de La maison des jonglages à Paris, sur les arts du mouvements et la prise de risque avec des adolescents hémophiles. Un Web doc sera réalisé à la suite de cette rencontre.

Contact

Anne Delépine, administration : administration@compagnieinvitro.fr
Claire Masure, production et diffusion : production@compagnieinvitro.fr
Marine Mane : marine.mane@compagnieinvitro.fr
Thank you! I have received your message.

name

email

message

Contact info

marine.mane@compagnieinvitro.fr